Concernant ce "curieux personnage" (!) de la complosphère (!), du nom de

NICOLAS TETRAULT



Lives, vidéos et posts d'influenceurs (en ordre chronologique, du moins pour ce qui est de l'entrée en scène initiale de chacun des influenceurs concernés)
Penchons-nous donc un peu sur Nicolas Tetrault, ce nouveau "grand chum" de Jonathan Blanchette !...
Nicolas Tetrault, ou l'art de se présenter comme la solution tout en accentuant le problème !
À la défense de Karine Charpentier Lafontaine… encore une fois!!!… ;)
Quelques petites questions pour Nicolas Tetrault (entre autres choses !!... ;) )

Premier vidéo de Karine Charpentier Lafontaine (et donc le texte pourra donc se voir également transcrit plus bas)
Second vidéo de Karine Charpentier Lafontaine
Troisième vidéo de Karine Charpentier Lafontaine, portant donc plus spécifiquement sur le charlatanisme

Premier de Dean Marchine
Second vidéo de Dean Machine
Troisième vidéo de Dean
Dernier vidéo de Dean

Premier post d'André Lafrance
Second post d'André Lafrance
Troisième post d'André Lafrance


L'une des fois où Tetrault avoue lui-même vouloir démarrer un nouveau parti politique

Articles et entrevues au sein des médias officiels
Un ancien péquiste songe à se lancer
Nicolas Tétreault, un curieux phénomène qui veut être le chef du PLQ

Réponse de Tetrault à mon post

À la 52ème minute : il y a un petit 15 secondes où Tétrault dit qu'il parle hébreu

3,45 M$ de recours contre un courtier

Dossier de Tetrault sur l'OACIQ

What happened to TTP Media? (2013)
TTP Media says it’s unaffected by partner’s bankruptcy (2017)
TTP Media is dead, AM radio stations get approval for sale (2025)
TTP Média retarde ses projets radio d'un an

TEXTES

Voici donc, tout d’abord ce petit résumé de « ce que l'on peut retrouver concrètement sur lui »…

- En 2014 : Des recours civils de 3,45 M$ contre lui (Journal de Montréal), liés à des problèmes avec des copropriétés et une enquête SQ, mais pas qualifiés explicitement de détournement de fonds fidéicommis.

- En 2015 : Suspension de 30 jours par l'OACIQ ( Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec ) pour conflit d'intérêts dans une transaction immobilière liée à une station de radio. (décision SOQUIJ : Société québécoise d'information juridique ).

- En 2016, suite à sa faillite personnelle, son permis a été restreint, exigeant une supervision.

- Il a continué à exercer comme courtier (permis valide visible sur Centris.ca, Royal LePage, etc., jusqu'à récemment).

- En novembre 2025 : Il a annoncé publiquement (LinkedIn, etc.) qu'il quittait le courtage immobilier à compter du 9 novembre 2025 – sans mention de sanction disciplinaire récente ou de radiation.

-
Malgré ça, son profil apparaissait encore sur certains sites comme Royal LePage, REALTOR.ca, Centris.ca ou son propre site d'agence jusqu'à récemment (probablement par inertie ou retard de mise à jour des annuaires tiers) ; il faut comprendre que les comme Centris ou REALTOR.ca ne se mettent pas toujours à jour instantanément après une radiation (ça peut prendre des mois, voire plus si l'agence ne signale pas).


TRADUCTION FRANÇAIS DE L'ARTICLE DE WIKIPÉDIA

Nicolas Tétrault est un politicien et entrepreneur à Montréal, au Québec, Canada. Il a siégé au conseil municipal de Montréal de 2001 à 2005, initialement comme membre de Vision Montréal (VM), puis pour l'Union des citoyens et citoyennes de l'Île de Montréal (MICU), un parti rival. Tétrault s'est aussi présenté aux élections fédérales à la Chambre des communes du Canada et à l'Assemblée nationale du Québec. Tétrault est actif dans l'immobilier principalement dans la province de Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Alberta. Il détient également la majorité du contrôle d'une agence immobilière basée à Montréal, Royal LePage du Quartier.

Campagnes politiques précoces
Tétrault s'est présenté aux élections à l'Assemblée nationale du Québec lors de l'élection provinciale québécoise de 1994 en tant que candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription extrêmement sûre des libéraux de Robert-Baldwin, à l'ouest de Montréal. Le plus jeune candidat de la province à l'âge de dix-neuf ans, il était étudiant au CÉGEP pendant l'élection. Bien qu'il soit généralement reconnu qu'il n'avait aucune chance de gagner, la campagne de Tétrault a reçu une attention médiatique considérable. Profilés par le Montreal Gazette en août 1994, il s'est décrit comme « le genre de nationaliste ouvert à la discussion ». Il a terminé loin deuxième contre le libéral Pierre Marsan le jour du vote.

Tétrault s'est ensuite présenté comme candidat du Bloc québécois (BQ) dans la circonscription de Brossard—La Prairie, près de Montréal, lors de l'élection fédérale canadienne de 2000. Il avait vingt-cinq ans pendant la campagne et dirigeait sa propre entreprise de marketing. Dans une entrevue avec le Gazette, il a déclaré que le Canada devrait adopter un nouveau modèle de politique et d'économie basé sur celui de la Communauté européenne. Il a terminé deuxième contre le député en place du Parti libéral du Canada, Jacques Saada.

En 2002, Tétrault a décrit l'aile plus âgée du Parti québécois comme ayant perdu contact avec le Québec moderne. Deux ans plus tard, il a dit que beaucoup de gens de sa génération favorisaient « la souveraineté si nécessaire, mais pas nécessairement la souveraineté ».

Conseiller municipal
Tétrault a été élu au conseil municipal de Montréal lors de l'élection municipale de 2001 en tant que candidat de Vision Montréal dans la division Plateau-Mont-Royal. Pendant la campagne, il a appelé à une réduction de la limite de vitesse dans le Plateau, à une sécurité accrue dans les parcs et aux stations de métro, à plus de logements coopératifs et de soutien pour les artistes locaux, et à plus d'espaces de stationnement pour les entreprises. Vision Montréal a perdu l'élection face à l'Union des citoyens et citoyennes de l'Île de Montréal de Gérald Tremblay, et Tétrault a servi comme membre de l'opposition officielle. Par vertu de sa position au conseil municipal, il a aussi siégé au conseil d'arrondissement de Plateau-Mont-Royal.

Lorsque Pierre Bourque a démissionné de la direction de Vision Montréal pour se présenter à l'Assemblée nationale du Québec en 2003, Tétrault a dit qu'il respectait la décision de Bourque mais ne la soutenait pas personnellement. Il a ajouté qu'il « devrait examiner les options » quant à savoir s'il resterait dans le parti.

Pendant l'élection provinciale de 2003, Tétrault a critiqué le Parti libéral du Québec pour sa promesse de permettre des référendums sur les démergements municipaux. Il a argué que cette promesse créerait de l'instabilité pour le gouvernement municipal sur l'Île de Montréal, où plusieurs municipalités avaient récemment été fusionnées pour créer une ville unie. Plus tard la même année, il a soutenu le plan de compromis du maire Tremblay pour dévoluer certains pouvoirs aux conseils d'arrondissement de la ville.

Tétrault a démissionné de Vision Montréal pour siéger comme indépendant le 4 mars 2004, et a rejoint l'MICU le 26 octobre de la même année. Lors de l'élection municipale de 2005, il s'est représenté dans la division Louis-Riel de l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et a été étroitement défait par le titulaire de Vision Montréal, Richer Dompierre. Des rapports initiaux suggéraient que Tétrault avait gagné par douze voix, mais un dépouillement plus approfondi a confirmé la victoire de Dompierre.

Carrière privée
Tétrault détient une maîtrise en science politique de l'Université de Montréal. Après avoir quitté le conseil municipal, il a cofondé le Groupe T & T Media avec Paul Tietolman. En 2011, M. Rajiv Pancholy, ancien PDG de Microcell Connexions, a rejoint le groupe Tietolman Tétrault en tant que partenaire et actionnaire, formant la 7954689 Canada Inc., mieux connue sous le nom de Tietolman Tétrault Pancholy Media (TTP Media).
En 2013, le groupe a obtenu trois licences pour lancer de nouvelles stations de radio AM sur le marché de Montréal : des stations de radio parlée anglaise et française, et une station de radio sportive française. Cependant, en août 2016, les trois stations n'avaient toujours pas été lancées, la licence de radio sportive française avait expiré, et les deux autres licences devaient aussi expirer en novembre si elles n'avaient pas été lancées d'ici là.

2014 : Des poursuites totalisant 3,45 millions de dollars se sont accumulées contre ce courtier, qui a vendu environ vingt condos dans la tour où l'ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt, devait emménager.

Article de Wikipédia original (en anglais)


Texte du vidéo de Karine Charpentier Lafontaine
Au milieu des années 2000, le nom de Nicolas Tétrault apparaît déjà dans l’espace public, dans un contexte où l’industrie de la construction et de l’immobilier au Québec fait l’objet de débats politiques et médiatiques. En 2004, une trace plus discrète mais révélatrice d’une présence publique plus large que le seul milieu immobilier s’ajoute à cette toile de fond : il apparaît au générique du film québécois L’étrange histoire de Mademoiselle C., où il joue un rôle d’attaché politique. Il s’agit d’un rôle de fiction, clairement identifié comme tel, mais qui ajoute une couche symbolique à une trajectoire déjà marquée par des croisements entre immobilier, politique municipale et exposition médiatique. Le fait qu’un même nom se retrouve, à quelques années d’intervalle, dans un film, dans des pages judiciaires et dans des dossiers immobiliers très médiatisés ne prouve rien en soi, mais nourrit un récit où les sphères de l’image, du pouvoir et de l’argent semblent se frôler régulièrement.

Deux ans plus tard, en 2006, La Presse mentionne qu’un homme d’affaires portant ce nom aurait envisagé l’achat d’un terrain près du Quartier des spectacles à Montréal, avant d’y renoncer après ce que le journal décrit comme des pressions indûes. Cette référence est reprise en 2011 dans un article portant sur la présence du crime organisé dans le monde de la construction, dans un cadre médiatique plus large, sans qu’il soit alors question d’une procédure judiciaire visant directement Tétrault, mais en soulignant le climat de tension et d’influence qui entoure certains projets immobiliers de l’époque.

En 2008, le nom de Nicolas Tétrault apparaît dans un bulletin officiel de l’Autorité des marchés financiers du Québec, où il est listé parmi les personnes visées dans une demande de mesures conservatoires devant le Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières. Cette procédure portait notamment sur des ordonnances de blocage et des interdictions d’opérations, des outils juridiques utilisés par le régulateur lorsqu’il cherche à geler des actifs ou à encadrer des situations jugées suffisamment préoccupantes pour protéger le public pendant une enquête. Le document ne conclut pas à une culpabilité ni à une sanction individuelle, mais le fait qu’un acteur soit formellement nommé dans ce type de démarche réglementaire soulève des questions légitimes sur son rôle exact dans le dossier, la nature de ses liens avec les entités visées et l’issue réelle de la procédure, des éléments qui invitent à une vérification approfondie des décisions ultérieures et des registres officiels.

À la suite de l’audience tenue le 3 octobre 2008, le Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières prononce une ordonnance de blocage de fonds et une interdiction d’opérations sur les valeurs mobilières à l’égard des intimés visés par la procédure déposée par l’Autorité des marchés financiers. Cette mesure conservatoire s’inscrit dans un cadre réglementaire utilisé pour geler temporairement des actifs et encadrer des activités jugées suffisamment préoccupantes pendant le déroulement d’une enquête. Parmi les personnes et entités formellement nommées dans la cause figurent notamment Nicolas Tétrault, Themistoklis Papadopoulos, PNB Management Inc. et Groupe Sutton Royal Inc.,

À partir de 2010, son parcours public s’étend au domaine des médias radiophoniques. Cette année-là, Nicolas Tétrault s’associe à Paul Tietolman et Rajiv Pancholy pour constituer une société enregistrée sous le nom de 7954689 Canada Inc., connue publiquement comme Tietolman–Tétrault–Pancholy Media (TTP Media). Le groupe se présente devant le CRTC afin d’obtenir des fréquences AM à Montréal, à un moment charnière où plusieurs stations historiques changent de mains après la vente des actifs de Corus à Cogeco. En octobre 2011, le CRTC tient une audience pour examiner les demandes sur les fréquences 690 AM et 940 AM. TTP Media propose des stations d’information en français et en anglais. À l’issue du processus, le groupe obtient la fréquence 940 AM pour une station francophone et est invité à redéposer des demandes pour d’autres bandes, ce qui mène par la suite à des approbations sur 600 AM et 850 AM. Ces licences sont assorties de délais réglementaires précis, exigeant que les stations deviennent opérationnelles entre 2013 et 2015, un calendrier qui, sur le papier, laisse présager un déploiement rapide et structuré.

Pendant que ce projet médiatique progresse sur le plan administratif, un autre dossier se développe dans le secteur immobilier. En 2012, Nicolas Tétrault agit comme courtier dans un projet situé au 4500, boulevard des Cageux à Laval, un immeuble associé au promoteur Élias Khoury. Le même site fait l’objet de perquisitions de la Sûreté du Québec dans le cadre de l’enquête sur l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, alors accusé de gangstérisme et de corruption. Selon un article du Journal de Montréal publié en avril 2014, les ventes de copropriétés dans cette tour avancent difficilement. Le journal rapporte que, dans ce contexte, Tétrault achète trois unités dans l’immeuble. Toujours selon ses déclarations rapportées par le média, ces achats visaient à faire décoller le projet et à générer des commissions de vente. Il est ensuite cité disant qu’il ne peut plus revendre ces copropriétés parce que, selon lui, l’immeuble est devenu « entaché d’une sale réputation », une affirmation qui relie directement ses difficultés de revente au climat d’enquête et à la perception publique entourant le bâtiment.

Le 17 avril 2014, le Journal de Montréal publie un article titré « 3,45 M$ de recours contre un courtier », qui marque un moment charnière dans la couverture médiatique du dossier. Le journal écrit que des créanciers ont accumulé des recours civils totalisant 3,45 millions de dollars contre Nicolas Tétrault. Parmi les montants détaillés figurent une réclamation de 250 000 $ faite par un particulier, Rami Batani, pour un prêt consenti à 15 % d’intérêt, ainsi qu’un préavis hypothécaire de 515 917 $ déposé par le promoteur Giorgio Tartaglino, lié à la tour Roccabella devant le Centre Bell, pour un prêt à 12 % d’intérêt. Le journal mentionne également des réclamations provenant de banques, d’une caisse Desjardins, d’un architecte et du syndicat de copropriété. L’article précise que ces difficultés financières sont liées en grande partie aux trois copropriétés achetées en 2012 dans la tour du boulevard des Cageux, et il rapporte de nouveau la position de Tétrault selon laquelle la réputation de l’immeuble, associée aux enquêtes publiques, l’empêche de revendre ses unités.
Toujours en 2014, sur le plan corporatif, le Blog Fagstein rapporte que Nicolas Tétrault transfère ses parts de la société 9225-8318 Québec Inc. à une entité appelée Fiducie Familiale NT pour une valeur déclarée de 100 $.

Dans les documents déposés au CRTC, il est indiqué qu’il demeure le fiduciaire principal de cette fiducie et qu’il conserve le contrôle effectif de ses actifs liés à TTP Media. Les bénéficiaires mentionnés incluent des membres de sa famille ainsi que son partenaire d’affaires Rajiv Pancholy, un montage qui attire l’attention des observateurs en raison de l’importance que le régulateur accorde à la notion de contrôle réel des entreprises titulaires de licences de radiodiffusion.

En 2015, un autre volet administratif s’ajoute. Le Blog Fagstein rapporte qu’une décision disciplinaire de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) conclut à un conflit d’intérêts dans une transaction immobilière impliquant un terrain destiné à l’installation d’une antenne radio. Il est reproché à Tétrault d’avoir représenté le vendeur tout en étant lui-même intéressé par l’achat du terrain. Sa licence est alors suspendue pour 30 jours, une sanction professionnelle qui, sans constituer une accusation criminelle, vient s’inscrire dans une séquence déjà suivie par les médias.

Le 17 février 2016, Nicolas Tétrault dépose une faillite personnelle. Selon les documents cités par le Blog Fagstein, les dettes non garanties s’élèvent à environ 2,4 millions de dollars. Il propose aux créanciers un remboursement de 200 000 $ sur cinq ans, soit environ 8 cents par dollar, une proposition qui est rejetée. L’Agence du revenu du Canada et Revenu Québec détiennent ensemble environ 70 % des créances non garanties. Le rapport du syndic indique que les difficultés financières seraient liées à la perte d’un compte à recevoir important, à des cotisations fiscales élevées et à la faillite d’une entreprise en 2014. Les autorités fiscales demandent également des informations sur un compte bancaire aux îles Caïmans et sur une participation dans TTP Media évaluée entre 500 000 $ et 700 000 $, ce qui prolonge le volet administratif et financier au-delà du seul cadre immobilier.

Après 2016, le projet radiophonique de TTP Media continue d’être suivi par des observateurs spécialisés. Malgré les licences obtenues, les stations tardent à mettre en place des formats parlés et des émissions locales conformes aux ambitions présentées au CRTC. Les renouvellements sont souvent accordés à court terme, avec des conditions, tandis que les frais de transmission à Kahnawake, décrits comme atteignant des montants à cinq chiffres par mois, demeurent une dépense récurrente citée dans les analyses. Au fil des années, les stations associées à TTP Media ne parviennent pas à atteindre la rentabilité ni à déployer durablement les émissions et formats annoncés lors de l’octroi des licences. Le projet connaît finalement un dénouement en 2025, lorsque l’entreprise 7954689 Canada Inc. est vendue à un nouvel exploitant pour une valeur d’environ 822 000 $, marquant la fin de TTP Media sous sa forme et sa direction d’origine.

Dans un autre registre, apparaît un volet plus contemporain, celui de la visibilité numérique et des perceptions publiques, qui s’ajoute aux couches précédentes d’immobilier, de médias et de politique.
Soutien massif et critique du système : Sur Facebook et TikTok, de nombreux internautes le voient comme un héros ayant « sauvé » son fils du système de santé québécois. Son récit sur la noyade de son fils et son refus d’accepter le pronostic des médecins montréalais résonnent auprès d’un public méfiant envers les institutions.

Scepticisme et débats sur Reddit : Sur des plateformes comme r/causerie ou r/Quebec, les opinions sont plus nuancées. Si certains sympathisent avec sa détresse de père, d’autres s’interrogent sur la médiatisation intensive de la tragédie et sur les traitements alternatifs (médecine hyperbare) mis en avant.

Sa tentative de briguer la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) début 2024 a suscité de vives réactions dans les blogues politiques et les éditoriaux.
Malaise au sein du parti : Sa proposition de fusionner le PLQ avec le Parti conservateur d’Éric Duhaime a été accueillie par un « malaise » généralisé chez les militants libéraux.
Perception médiatique : Certains analystes, notamment sur les ondes du FM93, l’ont décrit comme un « curieux phénomène » dont les allégeances politiques passées (ancien candidat péquiste) et le style flamboyant détonnent avec le sérieux traditionnel du parti. On lui reproche souvent un certain « opportunisme » politique.

Réputation dans le milieu des affaires et immobilier : Le courtier « jet-set » : Ses publications montrant son style de vie entre Montréal et Dubaï alimentent une image de courtier immobilier de luxe. Ses blogues personnels et vidéos font la promotion d’un succès rapide et international.

Passé financier : Des rappels de ses anciens litiges financiers (poursuites de 3,45 M$ en 2014) réapparaissent parfois dans les sections commentaires de blogues lorsqu’il est question de ses nouvelles entreprises.

Les décisions disciplinaires rendues par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) font état de manquements qualifiés de graves par le Comité de discipline, lequel évoque explicitement un risque élevé de récidive. Les dossiers citent trois chefs distincts, couvrant une période allant de 2017 à 2019, incluant des gestes posés en 2018 alors qu’une suspension de permis était déjà en vigueur. Il est notamment fait mention d’un dépôt de 50 000 $ au cœur des premières infractions, ainsi que de sanctions pécuniaires de 3 000 $ sur certains chefs. Les mesures disciplinaires rapportées incluent des suspensions totalisant jusqu’à 120 jours, suivies d’une période de supervision obligatoire de douze mois assortis de restrictions et d’encadrement. Le Comité souligne que l’exercice d’actes de courtage en dépit d’une ordonnance de suspension est de nature à compromettre la protection du public et justifie l’imposition de ces mesures. Selon le registre professionnel, ces décisions juridiques demeurent inscrites au dossier.

En parallèle, une consultation du registre fédéral des entreprises du gouvernement du Canada (ised-isde.canada.ca) fait apparaître une entité intitulée « Nicolas Tetrault courtier immobilier inc. ». Les données publiques indiquent un numéro d’entreprise (BN) 832238182, un siège social déclaré à Ottawa (Ontario), un statut juridique de société par actions, une date de création au 23 septembre 2014, ainsi qu’un statut actuel “Inactive — Dissolved”, ce qui confirme l’existence formelle passée de la société tout en signalant qu’elle n’est plus active au moment de la consultation.

En février 2026, une affiche promotionnelle identifie Nicolas Tétrault comme « VIP Speaker » au Global Family Office Investment Summit – 29e édition, tenu les 4 et 5 février 2026 au Mandarin Oriental Jumeirah Beach, Dubaï. Il y est présenté sous le nom « Nicolas Tétrault, M.Sc. », avec les titres de President, Arthur Tetrault Centers et President, Advanced Medical Treatment Center. L’événement se décrit comme un sommet international réunissant des représentants du monde de l’investissement, des family offices et du capital privé, ce qui situe cette apparition dans un cadre de réseautage financier et de visibilité internationale.

À ce paysage déjà complexe s’ajoute encore un autre univers, celui des centres de bien-être et des chambres pressurisées, où le langage employé emprunte au médical sans jamais s’y inscrire officiellement. On parle de « basse pression hyperbare », de « transformation du bien-être », de « centre de santé », mais sans afficher de médecin responsable, sans protocole clinique reconnu, sans études publiées, sans reconnaissance d’un ordre professionnel ou d’un régime d’assurance public ou privé. Les montants sont affichés : 150 $ pour 60 minutes, 225 $ pour 90 minutes, des forfaits à 715 $, 1 070 $, 1 350 $ ou 2 025 $, plus taxes. Le service est présenté comme une expérience premium, émotionnelle, humaine, sécurisante, positionnée dans le champ du bien-être plutôt que dans celui de l’acte médical.

Sur le plan technique, les comparaisons sont connues dans les normes industrielles. Les chambres médicales certifiées fonctionnent à 2,0 ATA et plus, parfois jusqu’à 3,0 ATA en milieu hospitalier, avec des structures rigides conçues pour l’oxygène pur ou quasi pur. Les modèles gonflables ou commerciaux, souvent mis de l’avant dans les centres de bien-être, plafonnent généralement autour de 1,3 à 1,5 ATA, parfois moins, et utilisent de l’air enrichi plutôt que de l’oxygène médical. Les faits sont mesurables, techniques, documentés. La question devient alors moins « est-ce que ça fonctionne ? » que « qu’est-ce qui est réellement vendu, et comment est-ce présenté ? » Une expérience de pressurisation légère, ou une proximité symbolique avec une thérapie médicale lourde de crédibilité scientifique et hospitalière ?

Pris dans son ensemble, entre 2004 et 2025, le parcours public de Nicolas Tétrault se déploie à la croisée de plusieurs sphères — culture, immobilier, médias, politique et finances personnelles. Les chiffres, les dates, les décisions administratives, les récits médiatiques et les réactions du public dessinent une trajectoire jalonnée de projets ambitieux, de délais réglementaires, de recours civils, de sanctions professionnelles, de restructurations corporatives et de repositionnements dans l’espace public. Sans formuler d’accusation, cette chronologie met en lumière un enchaînement d’événements qui, pour certains observateurs, soulève des questions sur la cohérence entre les engagements publics, les résultats concrets et les structures mises en place, et invite le lecteur à exercer son propre jugement à partir des faits et des perceptions tels qu’ils ont été exprimés et publiés.

Au fond, ce qui reste, ce sont des chiffres inscrits noir sur blanc, des articles datés, des génériques de films, des grilles de prix affichées, des entreprises créées puis revendues, et un fil conducteur qui invite moins à conclure qu’à observer. Observer comment, au Québec comme ailleurs, les frontières entre affaires, médias, politique, bien-être et crédibilité médicale peuvent parfois se rapprocher au point de créer des zones grises où le public doit, plus que jamais, exercer son propre jugement.